Opération Pièce blanche / La paix peut passer par la petite monnaie

Activer les recettes fiables pour permettre de faire des pas importants en vue d’arriver à la cohésion sociale et la paix, est la dernière trouvaille de la Fédération nationale des Ivoiriens d’origine étrangère et de source (Fenioe).

Ainsi, après mures réflexions, elle a mis en place l’opération baptisée : « Pièce blanche ». Qui dans son fonctionnement, est un don individuel que chaque habitant de la Côte d’Ivoire a le devoir d’accomplir, se résumant à hauteur d’une pièce de couleur blanche de 50 ou 100 francs Cfa.

Cette somme collectée va permettre à des délégations de sillonner le pays jusqu’aux élections de 2020, pour propager les bienfaits de la bonne cohabitation et du bien-être que procure la paix.

Le lancement pour cette démarche a été fait le 10 février dernier à la place Cp1 à Yopougon-Sicogi. « Mon combat est de dire à tous ceux qui sont ivoiriens, que nous devons nous mettre ensemble dans la cohésion et la paix.», s’est exprimé Arouna Douamba, le président de la mise en œuvre de cette opération. Pour donner du jus à l’action, l’organisateur a invité à ce lancement, des délégations de toutes les communes du pays.

Celles-ci sont venues recevoir les recommandations du bureau national, pour pouvoir démarrer la caravane. Le Fenioe qui se veut apolitique ne compte pas associer son mouvement avec des hommes politiques. Qui seront susceptibles d’en faire de la récupération. « Notre mouvement est apolitique. Il se bat pour la paix et la cohésion sociale.

L’Ivoirien doit comprendre que nous devons nous-mêmes régler nos conflits et nous prendre en charge. Nous représentons en fait la vraie société civile », a laissé entendre à l’assistance, le président. Parlant du droit à tout citoyen de souche ou d’adoption d’avoir un réel amour pour son pays, le leader a dit : « L’ethnie que je parle (Moré), est la même que le Baoulé, le Bété…

La nationalité est un bout de papier. La nationalité est ce qu’on a dans le cœur. ». Pour ce premier rendez-vous, le Conseil supérieur des Imams (Cosim) a été représenté par l’Imam Cissé Seydou.

Des chefs coutumiers étaient également pour apporter leur soutien à l’initiative.

Clément KOFFI