Olivier Daly, Secrétaire Général National du MEEPCI : « Notre école est dans un environnement malsain »

Au sortir du 2ème AGO du Mouvement des enseignants du privé laïc de Côte d’Ivoire (MEEPCI), M. Olivier Daly a révélé les raisons de la tenue de cette rencontre, qui a permis d’informer les adhérents sur la démarche à suivre pour atteindre les objectifs du MEEPCI.

Qu’est-ce qui a guidé le choix de votre thème « Le MEEPCI pour une école privée assainie et dynamique »?

En fait, c’est l’environnement dans lequel nous sommes. C’est un environnement malsain, dans lequel il y a vraiment un manque de dynamisme, où tout est opaque, obsolète et dépassé avec une gestion moyenâgeuse. C’est une gestion qui n’a plus sa place en ce moment.

Vous avez fustigé la faible mobilisation des enseignants  pour la lutte. N’est-ce pas un frein à la cause que vous défendez ?

Cela pourrait être un frein, mais cela ne l’est pas totalement étant donné que la tête du mouvement est plus que déterminée à atteindre ses objectifs. Nous n’avons pas peur d’avancer pour que nos droits soient respectés.

Quelles sont les perspectives que vous envisagez maintenant ?

En ce moment nous envisageons rencontrer les autorités et leur expliquer véritablement les raisons de notre lutte, afin que la nation entière soit située sur la question. En effet, le problème de l’enseignement dans le privé est totalement voilé.

Sincèrement les gens ne sont pas vraiment au fait de ce qui se passe dans ce milieu. Ils sont informés de bouche à oreille. Mais officiellement, le MEEPCI va donner la vraie information sur les difficultés rencontrées dans ce secteur.

Quel état des lieux faites-vous de l’Ecole Ivoirienne actuellement ?

L’école ivoirienne est à un stade dépassé. Nous avons une école obsolète qui n’est pas en conformité avec le XXI e siècle. C’est une école du moyen âge. Il faut passer à autre chose.

Qu’entendez-vous par la terminologie « école du moyen-âge » ?

C’est simple. Je dis pas cette terminologie que les rudiments d’une école du XXIe siècle n’existe pas dans le système scolaire ivoirien. Voyez un peu les problèmes au niveau didactique. Le traitement des enseignants qui sont sous payés. Les commodités n’existent pas et l’aspect même de nos établissements sont  autant de signes qui soutiennent mes dires. Il y a autant d’anomalies comme  certains  enseignants qui n’ont pas la qualification pour enseigner mais qui le font.

D’autres qui n’ont aucune aptitude à éduquer mais qui sont éducateurs dans des collèges .Tout ceci prouve que l’école dans toute sa composante va mal. C’est ce qui m’emmène à dire que c’est une école du moyen-âge, parce qu’il n’y a ni contrôle, ni suivi comme à l’époque médiévale.

On sait généralement que tout mouvement à besoin de ressources pour sa survie. Au niveau du MEEPCI comment arrivez- vous à fonctionner ?

Pour le moment le MEEPCI fonctionne avec ses fonds propres. C’est-a-dire les fonds fournis par le Bureau National, mais aussi grâce à l’aide des bonnes volontés qui œuvrent pour faire avancer les choses.

Un dernier appel à lancer à vos camarades ?

Il est simple. Depuis un an nous lançons le même message. Il faut se mobiliser. Rien que la mobilisation pour faire avancer cette cause parce que ce n’est pas la cause d’Olivier Daly.

C’est celle de l’enseignant du privé et c’est aussi celle de la Côte d’Ivoire, car l’école privée fait près de 60% du système éducatif ivoirien et il n’y a pas de développement sans école.

Nous demandons aux camarades enseignants du privé laïc de rester mobilisés car le droit syndical est un droit acquis. L’acquis ne se négocie pas.

Tout travailleur a le droit de se syndiquer. Et la Côte d’Ivoire ne doit pas faire exception à ce droit. Nous demandons à tous nos camarades de rejoindre notre lutte car notre avenir en dépend.

  1. Bamba

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