Olga Ottro, photographe-reporter au groupe Le Réveil  » j’étais meurtrie et très remontée contre cette barbarie.  »

Mlle Olga Ottro, dans le cadre des évènements du palais de Justice d’Abidjan-Plateau, vous avez été violenté et enfermée au violon de l’institution judiciaire. Qu’est ce qui s’est réellement passé ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez. Vraiment je suis peinée pour ce qui arrive à mon pays. Le lundi 29 janvier, je suis allée en reportage au palais de Justice avec mes collègues. De nombreux députés avec effectué le déplacement pour soutenir leur collègue, le député Yah Touré, qui devait être déféré devant le parquet.

Quand je suis arrivée, j’ai commencé à faire mes photos. Personne ne m’a dit que cela était interdit. Lorsque le camion de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) est arrivé, il s’est positionné vers l’entrée du violon pour embarquer les prévenus. Je n’ai fait que mon travail.

A ce moment, les jeunes responsables et militants du Pdci présents ont voulu s’interposer et cela a dégénéré. Un policier est sorti de la foule, s’est dirigé vers moi, m’a arraché ma tablette, un modèle de dernière génération et m’a donné une très violente gifle, avant d’emporter mon matériel.

C’est qui m’a énervé et je l’ai pris aussi au collet. Ses collègues sont venus l’aider dans sa salle bésogne. Ils m’ont frappé et bousculé. Avec promptitude, mes collègues sont venus me sortir des mains de ces agresseurs. En tant que femme, j’étais meurtrie et très remontée contre cette barbarie.

En ce moment je réclamais ma tablette à haute voix. Des policiers ont commencé à pourchasser les jeunes du Pdci. C’est ainsi qu’ils m’ont pris et m’ont enfermé dans leur prison puante.

Après ces tristes évènements, comment vous portez vous ?

J’ai été relaxé le même jour après 7 heures de séquestration. Comme je vous l’ai dit, j’ai reçu la gifle d’une rare violence sur la joue gauche. Aujourd’hui, j’ai toute la tempe gauche qui est enflée. J’ai vu un spécialiste. Il a m’a ausculté et trouvé que mon tympan n’était pas atteins. Il m’a prescrit des antibiotiques, mais j’ai encore très mal. J’ai mal à la tête, aux amygdales.

Est-ce que votre état nécessite un suivi particulier ?

Oui le médecin m’a dit que mon état nécessitait un suivi médical strict.

Votre équipement vous a-t-il été restitué ?

J’ai récupérer mes effets, mais ma tablette est complètement abîmée. J’ai le sentiment que les policiers l’on laissé tomber. Elle ne fonctionne plus bien. Mes communications se coupent. Ma tablette qui marchait à merveille a pris un coup.

Après cet incident quels ont vos souhaits ?

Je déplore ce qui se passe dans mon pays. La liberté de la presse n’est pas une réalité. Or, une nouvelle loi sur la presse vient d’être votée il y a à peine un mois. Et le président de la République a renouveler son engagement à garantir la liberté de presse le mercredi 25 janvier dernier lors de la cérémonie d’échanges de vœux avec la presse au palais présidentiel. Si un journaliste va faire son reportage, qu’on le laisse travailler.

Je ne suis pas parti au palais de Justice en tant que militante d’un parti politique. Je suis allée en tant photographe-reporter du groupe de presse Le Réveil.

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