Nouvel entraîneur du Stade Rennais, Sabri Lamouchi possède un bilan mitigé sur le banc

Le nouvel entraîneur du Stade Rennais Sabri Lamouchi ne laisse pas que des bons souvenirs sur les bancs sur lesquels il est passé, malgré de bons résultats. Rétrospective de ses dernières années en tant que coach.

Qu’on se le dise : le pedigree de Sabri Lamouchi n’est pas assez fourni pour se faire un avis définitif sur sa reconversion au métier d’entraîneur, entamée en 2012.

Heureusement, dans un sens, ses deux mandats n’ayant pas été teintés d’une franche réussite. Avec son dernier club, le SC El Jaish, l’ancien international français reste sur une élimination précoce en Ligue des champions asiatique (contre Bunyodkor, 0-0, 1-3 aux tab).

Avant cela, en tant que sélectionneur de la Côte d’Ivoire entre 2012 et 2014, il avait échoué à passer les groupes de la Coupe du monde, et s’était brouillé avec quelques cadres de la sélection.

En délicatesse lorsqu’il faut éteindre l’incendie

Alors que le Stade Rennais est en quête de stabilité et doit composer avec des résultats mitigés, son expérience en Côte d’Ivoire ne parle pas en sa faveur. A l’époque, Sabri Lamouchi avait montré quelques difficultés à communiquer avec son groupe, comme en atteste sa démission furtive, apprise par certains de ses joueurs dans la presse.

Pire encore, le dialogue entre l’ancien de l’AJ Auxerre et certains cadres, comme Didier Drogba ou Gervinho, s’effectuait à bâtons rompus.

«Le problème, ce n’est pas qu’il démissionne. Le problème, c’est que nous sommes encore là, nous. Les entraîneurs viennent, puis s’en vont. Nous, nous subissons les déceptions chaque année», avait argué Gervinho au lendemain de la démission de son sélectionneur.

Entre les lignes, l’attaquant ivoirien avait surtout pointé du doigt une défection malhabile, alors que s’approchaient des échéances cruciales pour la qualification à la prochaine CAN.

En outre, les supporters de la sélection lui avaient reproché son inexpérience – souvent mise en parallèle avec un salaire élevé -, une qualité de jeu peu reluisante mais aussi des erreurs de communication dont Lamouchi aurait aisément pu se passer.

Peu avant le match décisif contre la Grèce lors de la Coupe du monde 2014, il avait demandé à ses joueurs d’affronter la sélection hellénique en pensant aux victimes des inondations d’alors à Abidjan.

«Un mauvais calcul dans une équipe à laquelle on demande de régler tous les problèmes ethnico-politiques de la Côte d’Ivoire depuis dix ans», soulignait RFI, évoquant un «surcroît de pression inutile.»

Pas de titre mais des résultats

En dépit des éliminations successives de ses équipes, lors de la Coupe du monde et de la CAN avec la Côte d’Ivoire, puis lors de la Ligue des champions d’Asie avec le club qatari d’El Jaish, le bilan sportif de Sabri Lamouchi demeure plus que correct.

Celui-ci a remporté 45 de ses 84 matches, pour 17 nuls et 22 défaites, et a atteint la demi-finale de la prestigieuse compétition asiatique en 2016, avant d’échouer contre Al-Ain (1-3, 2-2).

Avec El Jaish, il a terminé second du Championnat en 2015-2016, puis quand en 2016-2017, avant que le club qatari ne fusionne avec le SC Lekhwiya, appartenant à Tamim ben Hamad Al Thani, également propriétaire du PSG.

A Rennes, Sabri Lamouchi aura fort à faire. Le club breton, qui stagne dans le ventre mou depuis plusieurs années, doit calmer en urgence le tourbillon médiatique dans lequel il s’est embourbé en ce début de saison.

Tout ceci avec la nouvelle présidence d’Olivier Létang, nommé après la démission de René Ruello. Un vaste chantier, donc…

Source : francefootball.fr

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