M. Aboya « il est temps qu’on aide l’extrascolaire à promouvoir l’art culinaire et tous ces dérivés ».

A l’occasion de la célébration des 20 ans de ce concours culinaire, le promoteur fait le bilan et présente les perspectives.

Mamy Cuisine a 20 ans aujourd’hui, quel a été le parcours ?

Mamy Cuisine est né en 1997. Dans la foulée, nous avons créé des clubs de cuisine dans les lycées et collèges. Nous avons fait l’extension à quelques écoles primaires, centres de formation et lycées hôteliers.
Pour la célébration des 20 ans nous avons invité les établissements scolaires, même ceux qui n’ont pas de club cuisine, à venir participer à la fête.

Vendredi 24 novembre nous avons fait les demi-finales et ce samedi 25 novembre nous faisons les finales. Il y a eu plus de 50 établissements qui ont participé, nous sommes très contents.

Le chemin parcouru a été parsemé de beaucoup d’embuches mais on continue le combat qui est culturel. Il s’agit de créer un produit culturel à forte valeur ajoutée qui est la cuisine et en faire la promotion et surtout travailler sur le long terme.

Comment avez eu l’idée ? Pourquoi pas la musique ou autre chose ?

Je suis née dans la cuisine de ma maman, je pense que cela a dû avoir un impact sur ma destinée.
Sur mon parcours, j’ai travaillé dans une multinationale ou j’ai eu à gérer des produits culinaires et cela m’a donné une ouverture sur les différents métiers et sur tout ce que l’on peut faire à partir de la cuisine parce que même l’industrie pharmaceutique utilise aussi les compétence de certains chefs de cuisine.
La panoplie de débouchés est immense et c’est ce que j’essaie de communiquer autour de moi.

Après 20 ans êtes-vous satisfait ?

Oui et je dis merci à Dieu parce qu’il y a beaucoup de projets qui n’ont pas duré autant. Aujourd’hui surtout, je dis merci à tous ceux qui m’ont aidé à faire le parcours.

Il est temps maintenant qu’un certain nombre de personnes comprennent que former des jeunes dans les lycées et collèges c’est aussi l’affaire des parents, il faut que les parents et les Coges s’impliquent.

L’extrascolaire aujourd’hui géré par la DVS (Direction de la Vie Scolaire) a besoin que les gens s’y intéressent.
Si la Côte d’Ivoire était si puissante en sport à un moment donné notamment en athlétisme c’était grâce à l’OISSU.

Si demain on veut une Côte d’Ivoire avec des grands chefs de cuisine, une Côte d’Ivoire avec des chimistes alimentaires, des grands contrôleurs de qualité, il faut et il est temps qu’on aide l’extrascolaire à promouvoir l’art culinaire et tous ces dérivés à travers les écoles, à travers les activités extrascolaires.

Est-ce que le ministère vous suit dans ce projet ?

Toujours, chaque année le ministère nous évalue et il nous donne une autorisation d’exercer à travers la DVS. Notre tutelle c’est le ministère mais nous évoluons comme association.
On utilise beaucoup de bénévoles, on se fait aussi aider par des sponsors et par des parrains qui ne sont pas toujours au rendez-vous mais on continue le combat.

On espère qu’un jour les gens vont comprendre que la culture est une industrie et la Côte d’Ivoire a besoin de cette industrie.

La France reçoit 70 millions de touristes. La cuisine française, les vins, les chefs français et le pain français sont connus de tous.

Le vin français est plus connu que le chef d’État français. Un dernier mot à l’endroit de vos partenaires et de tous ceux qui vous accompagnent puis un appel aussi à tous ceux qui veulent s’intéresser à cela pour vous voir un jour à Bin-houin ou à Korhogo.

Nous allons partout, dans le nord, le sud, l’est et même à l’ouest.  Cela fait un bon moment que nous n’avons pas réactivé les clubs sur l’ouest, mais comme je vous dis il nous faut un appui.

Quand j’ai des jeunes gens qui bossent avec moi et que je ne peux pas les payer croyez moi parfois j’ai du mal à les regarder en face. Tout ce qu’on est en train de faire ici depuis deux jours, si je vous dis le prix vous allez croire que je plaisante. Si je vous dis le montant des aides qu’on m’a donné, vous allez me demander alors pourquoi vous faites ça ?

Je le fais tant pis. Qu’on retienne que M. Aboya il s’est criblé de dettes pour promouvoir la culture ivoirienne et j’en serai fier.

Propos recueillis par Brou Wilson.

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