L'Italie fait son adieu aux victimes de la catastrophe de Gênes

L’Italie fait son adieu aux victimes de la catastrophe de Gênes

En Italie, les funérailles nationales des 38 victimes confirmées de l’accident de Gênes mardi dernier ont eu lieu à la mi-journée au parc des expositions de la ville. De très nombreux responsables politiques étaient présents, comme le président italien Sergio Mattarella. La messe célébrée par l’archevêque de Gênes s’est toutefois déroulée sur fond de colère et de polémiques.

La moitié des familles de victimes ont ainsi décidé de boycotter la cérémonie, accusant l’Etat italien d’être responsable de la mort de leurs proches.

Ils étaient plusieurs milliers venus rendre hommage aux victimes, mais aussi aux équipes de secours et à la ville de Gênes. La cérémonie religieuse catholique célébrée par le cardinal Bagnasco a été suivie par une prière musulmane. Face à l’autel tendu de pourpres, 16 cercueils étaient disposés en arc de cercle autour de ceux du petit Samuel, 7 ans, et de ses parents.

Beaucoup d’émotion et d’applaudissements à la récitation des prénoms des victimes pendant l’homélie. Des victimes désormais au nombre de 41, après qu’une voiture a été dégagée des décombres ce samedi matin.

Monseigneur Bagnasco a rendu hommage au travail des pompiers, très longuement applaudi comme l’ont été toutes les équipes de secours à leur arrivée dans le hall de cérémonie. « Les signes de compassion nous viennent du monde entier, a dit le cardinal. Rien pourtant ne viendra gommer l’incrédulité, les questions que pose cette tragédie. Nous savons que les paroles, aussi sincères soient-elles, sont peu de choses face à un tel drame. »

Le cardinal a aussi célébré la ville de Gênes déjà frappée par des inondations meurtrières et un grave accident dans le port ces dernières années. « Gênes ne se rend pas, elle continuera à lutter comme elle l’a toujours fait », a-t-il dit. Là aussi, les applaudissements ont été très nourris. Dimanche, les Génois se sont donnés via les réseaux sociaux un autre rendez-vous sur une place de la ville pour exprimer leur douleur, mais aussi leur colère face à une tragédie dont beaucoup pensent qu’elle pouvait être évitée.

 

Source : Rfi.fr