L’hommage de l’UNJCI à Pol Dokui

La grande famille de la presse ivoirienne a été fortement éprouvée cette année 2017-2018. Alors que nous pleurons encore notre confrère Rovia Kangah ci-devant 1er vice-président de l’UNJCI, alors même que nous nous souvenons encore du rappel à Dieu du grand Ben Soumahoro, tombé en exil et de la perte des confrères de Laurent Bangah de la télévision, de Bruno Kouassi de la médiane.com et d’Achile Dépié de Radio Côte d’Ivoire pour ne cité que ceux-là, aujourd’hui, c’est le grandissime Pol Dokui qui nous quitte dans des conditions difficiles.

L’UNJCI s’incline devant la mémoire de ce grand homme des médias ivoiriens dont le professionnalisme et le savoir-faire ont largement dépassés les frontières ivoiriennes. Et qui aurait pu être une source inestimable d’apprentissage pour les jeunes journalistes qui embrassent ce noble métier.

L’UNJCI présente ses condoléances les plus attristées et les plus sincères à sa famille biologique, avec en prime son épouse Reine Dokui et ses enfants qui ont été privés pendant de longues années d’une vie familiale stable. Elle présente également ses condoléances à sa famille politique et à la grande famille de la communication et spécifiquement à la RTI qui perd l’un de ses monuments.

L’UNJCI regrette très fortement que le monument de la presse nationale Pol Dokui ait trouvé la mort en exil, loin des terres de ses ancêtres. Nous en avions fait notre préoccupation majeure dès que les journalistes ont confié à notre équipe les rênes de notre faitière en 2011. Estimant que l’exil d’un journaliste constitue une entrave majeure à la liberté de la presse, chère à notre organisation, nous avions fait du retour au pays des journalistes partis en exil à la suite la guerre postélectorale pour protéger leur vie, notre priorité.

Ainsi, après avoir obtenu l’accord et l’assurance de nos autorités, des missions conduites par le président Traoré Moussa et comprenant les vice-présidents d’alors Tra Bi et Boga Sivori, votre serviteur, avaient été organisées dans la sous-région et ailleurs dans le monde pour négocier le retour des journalistes exilés. Beaucoup sont rentrés à la suite de ces missions. Mais beaucoup d’autres, estimant qu’ils n’avaient pas suffisamment de garantie pour leur sécurité, n’ont pas suivi le mouvement. L’ainé Pol Dokui, que nous avions rencontré à cet effet deux fois à Lomé, fait partie de ceux-là. C’est bien dommage !

L’UNJCI regrette vraiment de n’avoir pas réussi totalement cette mission qui aurait pu permettre à maman Reine et aux enfants Dokui de retrouver une vie familiale stable.
Et voilà que la grande famille de la communication ivoirienne perd l’un des pères de la Radio ivoirienne, et donc une véritable bibliothèque, tire sa révérence loin des siens, en exil. Quel Gâchis, une fois de plus ?

En tout état de cause, l’UNJCI salue la mémoire d’un grand homme. D’un grand professionnel qui aura donné à la radio et à la presse ivoirienne ses lettres de noblesses.
Oui, l’immense Pablo, comme je t’appelais affectueusement, vas avec cette masse de connaissance et d’expérience que tu as accumulée pendant de longues années de ta très riche carrière professionnelle. Et qui malheureusement n’a pas d’héritage.
Vas et reposes en paix chez toi à Péhékanhouébly.

Honneur et gloire à toi !