Les Françaises font du sport, malgré un écart avec les hommes

Selon une étude de l’Insee publiée jeudi 23 novembre, en France, les femmes sont un peu plus nombreuses à pratiquer une activité physique. Mais un écart demeure avec les hommes, notamment chez le plus jeune public. 50 % des femmes âgées de 16 à 24 ans déclarent avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans l’année contre 63 % des hommes de cette classe d’âge.

Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, avait lancé en 2011 un chantier pour que les 18 000 clubs de France accueillent de plus en plus de pratiquantes. Ambition affichée à l’époque : atteindre la barre des 100 000 joueuses en 2016. Aujourd’hui, la FFF affiche 130 000 licenciées et compte sur le Mondial 2019 en France pour atteindre le niveau de l’Allemagne, 250 000 pratiquantes.
Chaque semaine, les femmes sont nombreuses à pratiquer un sport

Les femmes françaises sont un peu plus nombreuses à pratiquer une activité physique ou à faire du sport, mais l’écart demeure avec les hommes, notamment chez les plus jeunes, selon une étude de l’Insee.

En 2015, 45 % de femmes de 16 ans ou plus et résidant en France métropolitaine déclaraient avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans les douze derniers mois, contre 50 % d’hommes. Mais le chiffre est en progrès puisqu’elles étaient 40 % en 2009.

Les femmes sont aussi plus nombreuses à exercer une activité physique ou sportive chaque semaine : en 2015, c’était le cas de 32 % d’entre elles contre 26 % en 2009, tandis que la part des hommes est passée de 31 à 33 %. Les écarts hommes-femmes restent « particulièrement marqués » chez les plus jeunes : 50 % des femmes âgées de 16 à 24 ans déclarent avoir pratiqué au moins une activité physique ou sportive dans l’année et 33 % régulièrement chaque semaine, contre respectivement 63 % et 45 % des hommes de cette classe d’âge.

Une plus faible médiatisation du sport féminin

« Aujourd’hui, il y a plus de jeunes filles qui jouent au football, parce que l’on s’est occupé de la base, à partir de 6 ans », estime pour RFI Brigitte Henriques, ancienne footballeuse française internationale A, chargée du développement du football féminin à la FFF.

« On doit développer la partie loisir, car il y a un décalage entre l’offre et la demande du public », estime-t-elle. « Les jeunes filles peuvent aussi être découragées par un manque d’offre ou de créneaux horaires attrayants », note justement l’Insee.

Autre facteur qui pourrait expliquer la moindre pratique physique ou sportive des jeunes femmes : une plus faible médiatisation du sport féminin, avec « moins de 20 % du volume horaire des retransmissions sportives télévisuelles en 2016 », d’après des chiffres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) cités dans l’étude.

« Or, une forte exposition médiatique d’un événement sportif, qui plus est lorsqu’elle est associée à de bonnes performances de la part des sportifs (en particulier français), est susceptible de générer un engouement pour la pratique sportive », explique l’Insee.

« C’est une réalité, les médias ne mettent pas assez en avant le sport féminin », concède Brigitte Henriques, qui se réjouit que le foot féminin aiguise désormais l’appétit des chaînes de télévision. Les groupes M6 et Canal+ vont se partager les droits TV du foot féminin français pour les cinq prochaines années. M6 récupère l’équipe nationale et Canal+ le championnat.

Oubliées des sports collectifs ?

Si certaines disciplines comme la marche à pied ou la natation sont mixtes, « les femmes sont ainsi largement minoritaires » dans les sports de raquette, avec une représentation d’un tiers en tennis, squash, badminton ou tennis de table, et encore moins dans les sports collectifs (football, basket-ball, volley-ball, handball) avec un pratiquant sur cinq.

« Les femmes sont en revanche surreprésentées en danse (62 % de tous les pratiquants) (…) et encore davantage en gymnastique (79 %) », écrit l’Insee. Une surreprésentation que conteste Brigitte Henriques par rapport au nombre de pratiquantes dans le football.

Autre critère qui influe sur la pratique sportive : le niveau social. Une femme ayant un diplôme équivalent à Bac+2 a 50 % de chances en plus de pratiquer une activité physique qu’une femme n’ayant que le Bac.

« Il y a une grande mixité dans notre public, nous avons fait en sorte que toutes les catégories sociales puissent accéder au football féminin », avance Brigitte Henriques. En théorie, les femmes peuvent pratiquer tous les sports. Sauf que dans la réalité, certaines disciplines sont toujours très fermées comme le rugby, la boxe, le cyclisme ou les sports mécaniques.

Source : Rfi.fr

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