La C A F a officiellement accordé une dotation exceptionnelle de 500 000 dollars aux cinq sélections africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2018.

Le Comité exécutif de la Confédération africaine a officiellement accordé une dotation exceptionnelle de 500 000 dollars aux cinq sélections africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2018. Elle devra aider chacune à «renforcer et améliorer l’encadrement». Cela suffira-t-il à éviter les traditionnels soucis liés aux primes et à l’organisation des préparatifs ?

Tous les quatre ans, c’est la même chose. Quand débute le grand festin du football mondial, l’Afrique cesse d’être secouée par des accès de chauvinisme forcené et pas toujours du meilleur goût. Réconciliés, les adversaires d’hier en éliminatoires et leurs supporters se retrouvent enfin pour pactiser et fêter le football africain et ses représentants. Une «Pax Africana» qui ne dure que l’espace d’une Coupe du monde, et qui déplore depuis une trentaine d’années tout ce qui vient jeter le discrédit sur ses équipes, les pays qu’elles représentent et le continent par extension.

Le principal motif d’inquiétude, pour ne pas dire le seul, quand approche le coup d’envoi d’une Coupe du monde, est lié à la préparation du quintette africain. Stages, matches «amicaux» qui n’en sont pas, composition de la délégation et de l’encadrement. Et puis bien sûr, les primes allouées par leurs pays respectifs aux joueurs et au staff élargi. Quand on écrit «problèmes de sous», on pense inévitablement aux Lions indomptables du Cameroun, ceux de 2002 par exemple, au Togo 2006 au bord de la grève ou encore aux valises chargées de centaines de milliers de dollars destinées aux Ghanéens, il y a trois ans. Des situations souvent ubuesques, mi tragiques mi surréalistes, d’où le football africain d’élite et, au-delà, les états africains ne sont jamais ressortis grandis.

C’est pour cela que la décision de la CAF, prise à la mi-novembre, d’accorder une subvention d’un demi-million de dollars (environ 425 000 euros) à chacune des cinq sélections africaines, participe d’une volonté de l’instance faîtière de voir les fédérations anticiper et offrir les meilleures conditions à leurs sélections nationales. Même si l’on n’ose pas évoquer ici les quelques 6 millions d’euros versés par la FIFA aux qualifiés et leur éventuelle utilisation, il paraît improbable que MarocTunisie et Egypte aient à subir prochainement des désagréments qui firent les choux gras d’une frange de la presse occidentale… toujours prompte à moquer les Africains.

Le Nigeria, qui a déjà vécu pareils soubresauts et le Sénégal commandé par le Mondialiste 2002 Aliou Cissé paraissent a priori vaccinés contre ces dérapages. Ce qui est toujours à craindre, ce sont ces sorties médiatiques où des joueurs, fatigués et ulcérés par des problèmes récurrents, raconteraient sans filtre les problèmes internes d’une sélection et les atermoiements de décideurs qui ne décident plus de rien. Heureusement, on n’en est pas encore là. L’argent, à ce qui se dit, ne manquera pas. C’est son utilisation en revanche, au bénéfice exclusif des vrais acteurs, qui sera scrutée et décortiquée. Pour ne pas revivre des scènes qui ont fâché un public africain qui est prêt à s’enflammer pendant Russie 2018, surtout si un de ses représentants venait à s’immiscer dans le dernier carré…

Source : .francefootball.fr

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