FACE AU DÉFI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE, LA CHINE MULTIPLIE SES EFFORTS

La Chine se pose en défenseur du consensus international sur le sujet, autour de l’accord de Paris de 2015. La pollution est devenue un sujet de préoccupation et de mobilisation majeur pour la population chinoise, et, même dans un pays autoritaire, le gouvernement doit en tenir compte.
Le pouvoir chinois, de soigner son image internationale et de marquer des points face au rival stratégique américain; mais c’est aussi une manière de montrer à sa population inquiète qu’il est sérieux sur ce sujet.

 

« La Chine a pris ses distances avec l’obsession de l’expansion économique tous azimuts et a évolué vers un modèle plus durable qui fait primer la qualité sur la quantité« , proclamait un éditorial dans la presse officielle en février 2017.
La Chine est le pays qui fait le plus grand effort sur l’économie d’énergie et la diminution de l’émission de gaz à effet de serre.

La protection de l’environnement est un des problèmes qui sont au cœur des préoccupations des dirigeants chinois. Conscient que la construction d’une civilisation écologique est une priorité pour le développement durable en Chine, le pays mutualise tous les efforts pour un développement harmonieux entre l’homme et la nature.
Avec plus d’un milliard trois-cent millions d’habitants, soit environ un sixième de la population mondiale, le pays de Xi Jinping adopte et opte pour une énergie verte, renouvelable comme la biomasse, l’hydro-électrique, l’énergie solaire, la géothermie, la photovoltaïque. Premier pays à élaborer et à appliquer le « National Action Plan of China Addressing Climate Change », la République Populaire de Chine a ratifié plusieurs lois pour faire face au changement climatique.

Ce sont dans les années 50-70 que la question de la préservation de l’environnement va attirer l’attention des décideurs vu le phénomène d’alors appelé « Maladie de Minamata » survenue au Japon. C’est ainsi qu’en août 1973, à la demande de Zhou Enlai, premier Ministre d’alors, la première « conférence nationale de la protection de l’environnement » a eu lieu à Pékin.

 

COUVERT VÉGÉTAL ET RESSOURCES NATIONAUX

Malgré le désert présent en Chine (avec ses 12 sites les plus connus) le couvert végétal chinois est estimé à 588 mille hectares de forêt. Elle est le pays d’Asie possédant la plus grande surface de terre humide et l’un des pays du monde qui bénéficie d’une grande biodiversité avec 31 types de terres humides naturelles et 9 artificielles ; soit 38,48 millions d’hectares de terre humide.

A part les poissons, ce sont 2619 espèces de vertébrés qui peuplent les terres. D’après un rapport, 4000 à 5000 espèces de plantes sont en voie de disparition.
Après 40 ans de réforme et d’ouverture, l’économie, les avancées technologiques et la capacité de gouvernance de la Chine devraient lui permettre aujourd’hui de résoudre les problèmes liés à l’environnement.

C’est pourquoi, La Chine a pris plusieurs mesures pour lutter contre la pollution. Premièrement, elle a lancé des travaux de dépollution en mettant l’accent sur la qualité. Ensuite, une législation pour réprimer les pollueurs a été mise en place. Puis, la promotion des produits écologiques avec des actions appuyées par le gouvernement comme l’encouragement de l’innovation scientifique et technique va appuyer les autres dispositifs.

Enfin, la Chine commence à réformer le système d’évaluation. Les producteurs de produits qui nuisent à l’environnement seront sanctionnés et les producteurs de produits écologiques de qualité seront récompensés.
PAN JIAHUA, directeur de l’Institut des études urbaines et environnementales de l’Académie des sciences sociales de Chine estime que la lutte contre la pollution environnementale a progressé en Chine. Par exemple, à Beijing, la pollution de l’air a diminué. Après quatre années d’efforts, la concentration de matières polluantes dans l’air est passée de 89,5 µg/m3 en 2013 à 58 µg/m3 en 2017. En 2017, la Chine, malgré les plaintes de certains pays, a mis fin à l’importation de déchets étrangers, ce qui permet de réduire les sources étrangères de polluants.

« Depuis 2012, le gouvernement et la société chinois ont lancé un plan de lutte contre la pollution de l’air, de l’eau et du sol. Cette lutte a obtenu des résultats très positifs. Par exemple, la qualité de l’air s’est améliorée. En 2017, la concentration de microparticules PM 2,5 dans l’air était inférieure à 35 µg/m3 dans la région du delta de la rivière des Perles ; elle était inférieure à 45 µg/m3 dans les villes du delta du Yangtsé ; à Beijing, elle est passée de 89,5 µg/m3 en 2013 à 58 µg/m3 en 2017. La dépollution des eaux et des sols a également conduit à des résultats positifs. Depuis 2013, la consommation de charbon est en baisse en Chine. La capacité installée des générateurs d’énergies renouvelables et la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables se classent au premier rang mondial (…) La lutte contre la pollution implique une coopération internationale et une compréhension entre les peuples » confie-t-il.

« On le sait, la Chine a décidé d’investir massivement dans les énergies renouvelables, et dans le nucléaire, pour réduire la part des sources d’énergie polluantes. Un plan présenté en début d’année prévoit d’investir pas moins de 360 milliards de dollars d’ici à 2020 dans les énergies renouvelables, solaire et éolien en particulier, créant ainsi quelque 13 millions d’emplois dans le secteur (…) Il n’en demeure pas moins que la Chine a clairement décidé de se positionner comme champion inattendu de l’accord de Paris sur le climat, au côté d’une Europe qui reste le continent le plus avancé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce double leadership sino-européen arrange les deux parties dans le contexte de relations de plus en plus difficiles et ambiguës avec l’Amérique de Donald Trump » indique dans une publication le journaliste Pierre Haski.

La Chine réorganise sa politique environnementale pour plus d’efficacité. Elle va devenir le plus grand laboratoire et investisseur mondial dans les énergies vertes. Assurément, 2018 est l’année de la révolution verte en Chine . Pour la propre survie de l’équilibre écologique de la planète, les pays développés se doivent de soutenir la Chine pour ses efforts dans cette direction.

 

Joël DALLY

 

 

 

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