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Éducation à la citoyenneté et aux valeurs démocratique / Une soixantaine de Relais communautaires évaluent les acquis du terrain

« Établir un bilan des activités de sensibilisation et d’éducation des communautés locales à la citoyenneté, aux valeurs démocratiques et à la cohésion sociale menées par les Relais communautaires formés à cette fin. »Tel était l’objectif principal d’un atelier de restitution, qui a réuni une soixantaine de Relais communautaires, issus des cinq(5) départements de la région du bélier et du District Autonome de Yamoussoukro.

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C’était du 14 au 15 décembre 2015, dans un hôtel de Yamoussoukro. Ce, à l’initiative de l’ONG, Femmes Côte D’ivoire Expérience (FCIEX) avec l’appui financier d ’OSIWA. Selon M. Edouard Yao, consultant en développement durable et en gestion de la diversité, par ailleurs formateur, il s’agissait entre autre d’identifier les acquis et les leçons apprises lors de ces activités et sur lesquelles capitaliser pour les prochaines phases du projet ; relever les contraintes et défis rencontrés et les moyens mis en œuvre pour les aplanir ; Décrire les principaux axes des prochaines phases dans le cadre de la transformation du projet en programme. De sorte à trouver toutes les ressources nouvelles .

En vue de construire non plus un projet, mais un véritable programme qui va approfondir les changements amorcés, mais aussi s’étendre à d’autres régions de la Côte d’Ivoire. Car, a-t-il relevé « la citoyenneté, ce n’est pas seulement avoir des droits, mais c’est d’avoir des devoirs citoyens. Et si on ignore, si on ne sait pas ceux que sont mes devoirs et mes droits, je ne peux pas être citoyen. Les devoirs et droits citoyens s’inscrivent dans les valeurs démocratiques. »

Pour lui, « Il faudra que les peuples puissent comprendre que notre appartenance à la nation ivoirienne, nous donne des droits à chacun. Et je dois m’en approprier, mais aussi je dois accepter que l’autre s’approprie les siens .Et les exerce librement sans que j’aille empiéter sur ces mêmes droits. » A-t-il fait savoir. Par la suite, du processus de réconciliation, il a expliqué qu’elle n’est pas un phénomène impersonnel.

« Elle est personnelle. Parce que, quand il ya un conflit, c’est deux personnes qui sont en présence. » A cet effet, il a préconisé le règlement pacifique des conflits par la mise en place des mécanismes « On éviterait les armes. Mais il faut que cela parte de la base ». A en croire, le formateur, ce projet est le début d’un vrai processus de réconciliation qui part de la réconciliation des cœurs, dans les communautés et va irradier les départements, les régions et toute la Côte d’Ivoire.

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Non sans justifier le choix de la région. Car, « Les populations de cette région, partant du grand V baoulé, ont un rôle prépondérant à jouer dans la recherche de la paix en Côte d’Ivoire. Aussi sont-elles à cheval entre leurs régions d’origine et les zones de fortes productions agricoles du pays. Donc des vrais vecteurs pour l’atteinte de nos objectifs, à travers le pays. »

Dira-t-il. Mme Pauline Yao Affoué, président nationale de l’ONG Femme Côte d’Ivoire Expérience, pour sa part s’est réjouie des acquis du projet. Pour elle, ces acquis devront être capitalisés. « Il est impérieux pour tous les ivoiriens épris de paix et de démocratie, de reconstituer ce tissu social déchiré. Par des actions d’envergures. »

A-t-elle indiqué. A cet effet un manuel a été conçu. Démarré en 2015, ce projet est prévu pour prendre fin févier 2018.

Kairaba Mohamed