Défilé Christian Dior :Haute couture printemps-été 2018 – défilés paris

Pour son défilé haute couture printemps-été 2018, la maison Christian Dior a une nouvelle fois exploré les rapports étroits entre la mode et l’art moderne.

Après avoir passé au crible le féminisme dans l’art avec des femmes engagées comme Niki de Saint Phalle lors du dernier défilé prêt-à-porter printemps-été 2018, la directrice artistique de la maison se donne pour mission de libérer l’inconscient humain à travers une collection sur le thème du surréalisme.

Voyage au pays du rêve et de l’absurde à travers ce mouvement artistique qui, dès les années 1920 avec le Manifeste du surréalisme d’André Breton, a marqué de manière profonde la manière d’envisager le monde et l’humain mais aussi divers domaines comme l’écriture – plus précisément la poésie -, et bien sûr l’art et la mode (on pense évidemment à la robe homard d’Elsa Schiaparelli et Salvador Dali en 1937).

Inspirations et scénographie

C’est donc en partant de ce mouvement que Chiuri a tenté de rassembler bon nombre des codes du surréalisme pour créer un vestiaire des plus élégants, mariant le savoir-faire de la haute couture et celui de la maison Dior avec de nombreux clins d’œil aux artistes de l’époque et à leurs incroyables réalisations.

Leonor Fini, Man Ray, Dali, Buñuel, Magritte, Ernst ou encore André Masson, tous ces artistes du surréalisme ont fortement inspiré la créatrice, que ce soit dans les vêtements ou dans la scénographie de ce show.

En effet, le décor reprenait l’échiquier si cher à ces derniers : le créateur du Ready-made, Marcel Duchamp, en était un joueur émérite, quant à Man Ray, il en a fait le sujet de l’une de ses œuvres les plus emblématiques avec l’Échiquier Surréaliste en 1934 (photomontage en noir et blanc reprenant le portrait de vingt grands artistes du mouvement).

Des cages, des bustes de femmes, des nez, des oreilles et des yeux géants semblaient flotter dans les airs, comme dans un mirage, faisant référence à de nombreuses œuvres phares de ce mouvement.

La mise en exergue de l’œil nous rappelle Les larmes de Man Ray (1932-1933), Un chien andalou de Luis Buñuel (1929), Le faux miroir de René Magritte (1928) ou encore La roue de la lumière de Max Ernst (1926). La cage nous ramène au tableau

La thérapeute de Magritte (1941) mais aussi à la photographie Le mannequin d’André Masson (1938). Quant au buste féminin, on le retrouve dans de nombreuses œuvres toutes intitulées Mannequin et datant de 1938, réalisées par Man Ray, Dali ou encore Masson. Le décor est planté.

La collection et ses clins d’œil

Hormis la scénographie, la directrice artistique a surtout mis à profit ces nombreuses références et son talent pour imaginer et réaliser cette collection haute couture. Pas moins de soixante-et-onze silhouettes gracieuses – dont la presque intégralité se déclinait dans une palette chromatique faite de noir, de blanc et de crème – ont su dialoguer à la perfection avec ce décor fantasque tout en faisant honneur aux exigences de la haute couture.

Les robes longues princesse bustier ou à épaules dénudées, les smokings coupés à la perfection, les jupons fluides ou structurés, les manteaux-robes ceinturés, les tailleurs bar rétro, les tops ajourés, les longues pièces en mousseline ou en plumes… Dior a su nous faire rêver et nous embarquer dans ses élégantes élucubrations.

Sur de magnifiques toilettes, Maria Grazia Chiuri a proposé des imprimés noirs et blancs très graphiques, épousant les volumes des vêtements et créant des jeux d’optiques parfaitement maîtrisés, mais aussi des imprimés à pois façon jeu de dominos ou à gros carreaux façon échiquier.

On a retrouvé les yeux du surréalisme recouvrant l’intégralité d’une robe longue sans manches toute en transparence, le buste nu de femme s’est dessiné grossièrement sur le devant d’une robe à sequins, les insectes de Dali se sont pris les pattes dans une voilette recouvrant la tête et le cou d’un mannequin, une autre voilette, elle, semblait avoir été dessinée au feutre noir et fondre comme une montre molle, la cage de Magritte et Masson est devenue mono-boucle d’oreille mais aussi robes ajourées et bustiers et, au lieu de masquer les regards, les loups ont laissé les visages dans l’ombre pour ne mettre en avant que des yeux aux cils généreusement maquillés à la façon des Larmes de Man Ray (photo extraite d’un spot publicitaire des années 30 réalisé par l’artiste, justement pour une marque de mascara).

Enfin, des citations d’André Breton ont été inscrites sur le buste des mannequins en guise de collier et les mains de ces derniers, recouvertes de mots en tout genre, sont devenus les supports d’un cadavre exquis, permettant de finaliser dans les moindres détails ces silhouettes surréalistes toutes aussi exquises.

Source : journaldesfemmes.com

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