Carolle Zahi : « Je me suis complètement lâchée »

Après une brillante saison estivale 2017, Carolle Zahi est repartie sur les mêmes bases cet hiver. Lors du meeting Elite de Nantes samedi, la sprinteuse d’Athlé Sud 77 s’est imposée sur 60 m en 7’’15.

Soit un record personnel amélioré de trois centièmes avec, à la clé, le niveau de performance requis pour les championnats du monde indoor de Birmingham.

La preuve que la déception des Mondiaux de Londres, où elle avait été éliminée en séries, a été effacée.

Athle.fr : Dans quel état d’esprit avez-vous abordé le meeting de Nantes ?

Carolle Zahi : Mon but, avant tout, était de réaliser le niveau de performance pour Birmingham. Je l’ai fait donc c’est un soulagement.

C’est une pression en moi et ça va me permettre de me relâcher lors des prochaines compétitions avec un objectif : battre mon record personnel. Avant Nantes, j’avais envie de me faire plaisir et j’avais hâte de courir.

Au final, je bats mon record d’entrée de jeu. C’est une grosse satisfaction personnelle et c’est de bon augure.

Quelles ont été vos sensations en série puis en finale ?

La série, c’était une phase de test. Elle m’a rassurée. Je me suis ensuite complètement lâchée en finale. Mes courses ont été plutôt propres, même s’il y a des défauts qu’on va travailler, notamment en fin de course. Le départ est le moment le plus important. Il est plutôt en place actuellement.

Vous n’avez pas participé à la saison indoor en 2017, suite à une blessure. Aimez-vous la salle ?

L’indoor m’a manqué. Ma préparation a été axée cette année sur le fait de ne pas me blesser. Des exercices de renforcement ont été inclus dans mon entraînement. Sur 60 m, il faut réaliser la course la plus intense possible.

Mais l’enjeu final, c’est la saison estivale. La salle offre donc la possibilité de travailler des détails qu’on a peut-être tendance à négliger sur 100 m.

L’an dernier, vous avez réalisé une saison estivale brillante jusqu’à votre élimination en séries des Mondiaux de Londres sur la ligne droite. Avez-vous pu analyser ce qu’il s’est passé ?

On en a discuté avec mon entraîneur (Alex Ménal) et on s’est dit qu’il y avait peut-être eu un stress intérieur que je n’avais pas pu contrôler.

L’erreur majeure que j’ai faite, c’est que je ne suis pas allée voir le stade avant mon entrée en lice. Je n’en ai pas ressenti le besoin.

Et finalement, j’ai été impressionnée par le monde qu’il y avait dans les tribunes. Ça m’a sortie de ma course. Les prochaines fois, j’irai voir l’enceinte avant, histoire de la découvrir et de me mettre dans le bain.

La reprise de l’entraînement n’a pas dû être facile…

Psychologiquement, ça a été compliqué. Londres devait concrétiser le reste de la saison et ça n’a pas été le cas. Mais après avoir pu me confier à une coach mentale, j’ai réussi à digérer ma déception et j’ai même tiré du positif des Mondiaux.

Je la vois désormais régulièrement. Ça me fait du bien et, surtout, ça m’est utile. C’est important de travailler cet aspect psychologique pour ne pas arriver démunie en compétition.

Quelle va être la suite de votre programme ?

Je vais participer au meeting de Paris le 7 février, puis au meeting d’Eaubonne deux jours plus tard. Je n’ai jamais couru à Bercy (AccorHotels Arena). J’ai hâte d’y être, surtout que certains de mes proches seront sans doute dans les tribunes.

Les championnats du monde de Birmingham ?

Je vais essayer d’y passer un cap, en allant en demi-finales. Pour l’instant, j’ai été éliminée en séries lors des deux grands championnats auxquels j’ai pris part (ndlr : Mondiaux indoor de Portland en 2016 et Mondiaux de Londres en 2017).

La saison estivale sera marquée par les championnats d’Europe de Berlin…Il faudra apprendre à gérer les tours. C’est forcément différent des Mondiaux. On peut peut-être plus se projeter. Pourquoi ne pas faire une finale ?

Source : athle.fr

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