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Professionnalisation du secteur du cinéma/ Philippe Monhin, président de la commission paritaire d’attribution de la carte professionnelle « Nous voulons améliorer les conditions des cinéastes de Côte -d’Ivoire »

Professionnalisation du secteur du cinéma/ Philippe Monhin, président de la commission paritaire d’attribution de la carte professionnelle « Nous voulons améliorer les conditions des cinéastes de Côte -d’Ivoire »

Qu’est-ce que la Commission paritaire d’attribution de la carte de l’audiovisuel et du cinéma ?


La Commission d’attribution de la carte professionnelle de l’audiovisuel et du cinéma,  en réalité est une sous-commission paritaire des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. 


Cette commission a pour mission,  de gérer des personnes physiques au sein de toute la communauté du cinéma et de l’audiovisuel, et organiser les personnes morales du secteur (Entreprises de communication audiovisuelle. La commission est composée de sept (7) membres.


Comme toutes les communications, nous tenons des réunions, pour harmoniser les points, plancher sur les conditions d’attribution de la carte professionnelle, et surtout réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour l’avancée du cinéma en Côte d’Ivoire, échanger avec notre tutelle par le canal de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire (Onac), qui nous accompagne, échanger avec le ministère de la Culture et de la francophonie. Nous avons pris attache avec le ministère de la Communication et des médias, parce qu’il a le volet audiovisuel. Le Siège temporaire de la Commission est à Cocody les eux plateaux, 7ème tranche, immeuble Novalux, carrefour opéra.


Quel est cadre juridique de cette commission ?


La commission en elle-même n’est pas régie juridiquement. L’arrêté n’est pas encore signé par l’état de Côte d’Ivoire. La loi des décrets d’applications de la loi sur le cinéma n’ont pas été signé.


En fait la Commission a été mise en place par les professionnels eux-mêmes. Ce n’est pas l’Etat qui a institué la commission. Ce sont les pairs, les professionnels de toutes les associations qui existaient, qui ont mis en place la commission.


Quelles sont les critères d’attribution de cette carte  et quelle est sa validité ?


Peu importe la nationalité, résider en Côte d’Ivoire, travailler dans le domaine du cinéma, être professionnel, vous avez droit à la carte. Le professionnel c’est celui qui remplit les conditions suivantes : Si vous êtes réalisateur ou acteur, vous devez avoir tourné un certain nombre de film.


Pour les réalisateurs, il faut avoir réalisé un long métrage, peu importe la durée, qui est passé au cinéma ou sur une chaîne de télévision, vous êtes admis. Ou bien vous devez avoir réalisé une série télévision d’au moins 15 épisodes et qu’elle est passée sur une télévision en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Nous devons en avoir la preuve que vous avez diffusée sur une chaîne de télé.


Il faut aussi avoir fait des études en production audiovisuelle ou en communication. Je prends le cas des étudiants qui sortent des grandes écoles comme l’Istc, l’Ucao et autres, vous sortez avec une licence professionnelle ou un Master option réalisateur. 


Quand vous l’avez, vous venez déposer vos papiers. Dès lors, on vous considère comme assistant réalisateur. Car chez nous, il a le principe de la pratique.  On vous met sur des tournages de film avec des professionnels, pendant au moins trois films que vous suivez, sur lesquels vous faites votre formation.


Après quoi, nous vous conférons le titre de réalisateur. La validité de cette carte est d’un an comme la carte d’identité de journaliste professionnel.


Quels sont les avantages liés à la possession de cette carte ?


L’avantage réel, c’est d’être reconnu par les pairs,  que nous sommes des professionnels.  La carte vous permet d’affirmer et de prouver ce que vous êtes.


C’est pour nous identifier en tant que professionnels. Le ministre a conféré des avantages à cette carte, les plus importants pour c’est ceux que j’ai énuméré.


Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le fonctionnement de la Commission ?


Pour le moment, il n’y a pas véritablement de difficultés. Nous avons souhaité avoir une identité juridique. La commission elle-même n’a pas véritablement d’identité juridique.


Son identité juridique actuelle est : Plateforme des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, au lieu de commission paritaire du cinéma et de l’audiovisuel.


Cela nous permet d’avoir notre récépissé d dépôt en tant qu’association. Nous avons pratiquement fini avec l’agrément. Nous allons bientôt faire l’enregistrement au journal officiel. Nous sommes donc une association reconnue par l’Etat de Côte d’Ivoire.


Combien de cartes la commission a-t-elle distribuée à ce jour ?


Quand nous avons ouvert la première session en juin 2018, nous avons attribué trente (30) cartes. Un des jeunes bénéficiaires a mis ça sur le net.


A la seconde session, nous avons attribué 150 cartes. Après, nous avons arrêté. Et la demande a augmenté et nous avons ouvert une troisième session, dont les cartes seront remises le vendredi 18 octobre 2019. 111 cartes seront distribuées. La Carte coute 5000fcfa.


Quelles sont les perspectives de la commission ?


Nous souhaitons que tous nos amis qui sont dans la commission, certains peut-être n’ont pas été informés, d’autres  au départ ont douté.


Nous leur disons que nous, associations réunies au sein de la commission, ne sommes pas des arnaqueurs. Nous voulons améliorer les conditions des cinéastres de Côte d’Ivoire.


Aujourd’hui ils deviennent de plus en plus nombreux à nous appeler. Ils ont commencé à avoir confiance. Les gens nous appellent d’Europe.


Le ministre a demandé que pour que les acteurs du secteur puissent accéder au Fonds du cinéma (Fonsic), et certains dossiers,  il faut nécessairement présenter la carte professionnelle.


Aussi pour les voyages, au niveau des ambassades  et des chancelleries, d’ici l’année prochaine, vont exiger la carte pour la délivrance des visas.


Interview réalisée par SERGE AMANY