Affaire audit judiciaire / La FIFA : ‘’ Ne parlons plus d’audit judiciaire ‘’

Ce mercredi 16 mai 2018, en réponse à la lettre du 11 du même mois qu’elle lui a adressée, la FIFA a répondu à la FIF. Dans son courrier, l’instance internationale elle a reconsidéré sa position sur l’audit Judiciaire qu’elle a commanditée auprès de la FIF.

‘’A des fins de clarification également, l’art. 17 du Règlement, en ce qui concerne la nature de l’audit tel que mandaté par la Commission d’Audit, et de Conformité, il convient de le reconsidérer un contrôle en référence à l’art.17, al 2b du Règlement Forward.

Afin de dissiper tout doute, il convient donc de ne plus parler d’audit judiciaire’’ pour ce dossier. Mais pour ne pas perdre la face, la FIFA, a sa trouvaille. Elle ne parle plus de d’audit judiciaire mais ‘’

La Commission d’Audit et de Conformité supervise les questions financières de la FIFA et suggère également aux différents organes de la FIFA toute action jugée nécessaire (conf art 51, al 8 des Statuts et article 37, al 7 du Règlement de Gouvernance de la FIFA).

Ce point est en l’espèce applicable mais ne saurait se limiter aux fonds Forward et l’est donc pour tout fond de développement.

Ce qui signifie clairement que la FIFA va désormais porter son audit sur : le règlement général des programmes de développement de la FIFA, le règlement Goal, le règlement du Programme d’Assistance Financière de la FIFA (FAP), le règlement Performance, le règlement du programme Challenger, le règlement du programme Win-Win et le règlement projet ballon Adidas

Goal soit un total de sept projets dont les exécutions ont été faites et approuvées aussi bien sous l’ère Jacques Anouma que sous le président Augustin Sidy Diallo.

A savoir l’acquisition du Centre Technique National (CTN projet goal 1), l’hébergement du CTN (goal 2), l’extension et l’hébergement du CTN (goal 3), le siège de la Ligue Professionnelle de Football (LPF-goal 4 acquis sous Jacques Anouma), la pelouse synthétique du CTN (goal 5), pelouse synthétique du stade d’Abobo (goal 6), la pelouse synthétique du stade de Yopougon et l’éclairage des stade Robert Champroux de Marcory et du Parc des Sports de Treichville (Challenger) et pelouse synthétique du stade du Parc des Sports (Win-Win).

Ce courrier a le mérite de porter des points de précisions notables. D’abord la FIFA reconnait qu’il ne s’agit pas d’un audit judiciaire donc qu’elle s’est lourdement trompée dans son courrier du 27 avril 2018.

Ensuite qu’elle reconnait que la mission du cabinet ne doit porter que sur les fonds de développement même ceux alloués antérieurement et que nulle part il n’est question d’auditer les fonds de l’Etat, du contrat télé avec Canal +,l’assurance…donc des 14 points dont le cabinet d’audit s’est inspiré subitement dans son courrier.

Enfin, le courrier de la FIFA reconnait que les auditeurs n’ont pas été renvoyés de la FIF mais qu’ils sont partis d’eux-mêmes après l’exposé liminaire d’autant qu’il y a une différence entre le courrier et l’esprit sur cet audit.

Le paradoxe de ce dernier courrier de la FIFA est que pour tous les sept projets, un audit a été effectué par elle-même en juillet 2016 et dont quitus (satisfecit) a été accordé à la FIF le 16 janvier 2017.

Alors de quel audit s’agit-il dans ce courrier ? Depuis 2016, la FIFA n’a accordé aucune subvention à la FIF. D’ailleurs, elle l’a reconnu et s’est engagée à réparer cette injustice dans un courrier-document adressé à la FIF le 20 mars 2018 à Zurich lors de la table-ronde des acteurs du football ivoirien. A ce jour, la fédération internationale ne s’est pas encore exécutée.

Alors pourquoi veut-elle auditer des fonds qu’elle n’a pas encore dégagés ? Pourquoi tous ces impairs et cet acharnement sur la FIF ? Autant de questions qui méritent des réponses claires, nettes et précises.

A la vérité, la FIFA qui veut coûte que coûte exécuter la volonté des clubs dissidents en suspendant la FIF, cherchent des arguments pour atteindre l’objectif de son bras séculier d’où cette menace. ‘’

Veuillez par ailleurs prendre note du fait que ne pas respecter une décision de la Commission d’Audit et de Conformité et ne pas coopérer avec l’administration de la FIFA est considéré comme une violation des Statuts de la FIFA susceptible d’entraîner des sanctions à l’encontre de la FIF et de ses officiels

‘’. L’intention est donc claire. Encore que là aussi, la FIF ne refuse pas la collaboration donc l’audit mais est prête à se soumettre à l’exercice mais en conformité avec l’esprit et la lettre des statuts de la FIFA notamment l’article 17. De plus, elle devrait aussi au passage expliquer qu’en période d’audit, la FIFA n’alloue pas de subvention aux fédérations.

Cela s’est vérifié dans les fédérations qui se sont soumises à cet exercice. Lentement mais sûrement, la FIFA est entrain de perdre lamentablement la face dans ce dossier d’audit sur le football ivoirien.

 

Aboussou Roger

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